EXPO

Empreintes croisées

Entre pigments et matières

Du 3 au 17 fevrier, à la Galerie Du Port

à La Ciotat, j'ai eu le plaisir de faire cette expo. avec Diane et Nico.

Pour ma part j'y exposait trois peintures.

Introduction à l’exposition

Avec cette exposition, je présente un triple aspect de mon travail artistique :

Plasticien

Conceptuel

Chamanique

Mon travail repose sur une démarche holistique qui allie innovation artistique, quête introspective et hommage à la tradition picturale.

I. Le plasticien : À travers mes toiles EVO, je repousse les frontières de la peinture traditionnelle en réinventant l’espace et en explorant la relation entre l’œuvre, l’environnement et le spectateur.

II. L'artiste conceptuel : Mes peintures minimalistes abordent des thématiques profondes telles que l’interconnexion entre les mondes humain et spirituel, ainsi que la dualité apparente de nos expériences. Elles invitent à une réflexion sur notre place entre l’infiniment grand et l’intime.

III. L'artiste chamanique : Mes œuvres servent de passerelles entre les dimensions visibles et invisibles, créant des conditions propices à des états de conscience modifiée, similaires à ceux que suscitent la méditation ou les rituels de transformation intérieure. Ces toiles aspirent à offrir une expérience extatique, où l’art devient un portail vers le spirituel.

I. Le plasticien

Les toiles Evo :

La toile réinventée, une nouvelle dimension, une alchimie entre tradition et innovation

Mon travail explore une transformation inédite de la toile, à la croisée de l’art et de l’alchimie. En utilisant la résine époxy et la fibre de verre, la toile devient plus qu’un simple support : elle se métamorphose en une œuvre autonome, libérée de la contrainte du cadre et figée dans le temps, comme une matérialisation de l’éternité.

Cette approche vise à abolir les frontières traditionnelles de l’art pictural et à revisiter l’espace dans lequel évolue l’œuvre.

En suspendant la toile à distance du mur, ce dernier devient un élément à part entière de l’œuvre. L’ombre projetée par la toile crée une profondeur subtile, comparable à un sfumato en trois dimensions, où la lumière et l’obscurité se mêlent pour enrichir l’expérience visuelle.

Mais cette démarche ne transforme pas seulement la relation de l’œuvre à l’espace : elle réinvente également celle entre l’œuvre et le spectateur. Libérée de son cadre traditionnel, la toile invite à une immersion totale, brouillant la frontière entre l’œuvre et celui qui l’observe.

Cette innovation technique s’inscrit aussi dans une réflexion historique. Depuis les fresques pariétales des grottes jusqu’au papyrus, du bois peint aux toiles du Moyen Âge, chaque époque a vu l’art évoluer tout en préservant un lien avec les traditions passées. En conservant la noblesse et la légèreté du tissu, tout en le propulsant dans une nouvelle dimension grâce à l’époxy, je rends hommage à cette histoire séculaire tout en ouvrant de nouvelles perspectives.

Ainsi, mes œuvres ne sont pas de simples tableaux ; elles sont une invitation à repenser l’essence même de la toile et à la percevoir comme un espace en perpétuelle évolution, où le temps, la lumière et la matière dialoguent avec l’éternité.

II. L'artiste conceptuel

Concepts explorés :

1. Du macrocosme au microcosme

Transition visuelle et conceptuelle du tableau noir au tableau rouge, en passant par une œuvre intermédiaire (la Geisha).

Exploration du passage de l'infini cosmique (le divin) à la densité du monde humain (l'homme), où les deux se rejoignent.

2. Symbolisme des couleurs

Noir : Symbole du divin, contenant toutes les couleurs et tous les possibles.

Rouge : Symbole de l’homme, représentant le sang, l’énergie, et l’action.

3. Minimalisme structuré

Utilisation d’un trait pour incarner la présence et l’action, qu’elle soit humaine ou divine.

Contraste entre surfaces lisses et mates (fond noir) et brillantes et texturées (fond rouge).

4. Zoom artistique

Le tableau rouge est conçu comme un agrandissement du trait rouge présent dans le tableau noir, mettant en lumière une continuité entre les deux dimensions.

5. Complémentarité entre l’homme et le divin

L’homme et le divin ne se révèlent que par la conscience de l’autre.

Ce qui semble opposé (le tableau noir et le rouge) est en réalité deux aspects d'une même unité, une question de perspective.

6. La Geisha : symbole de l’artiste

L’œuvre intermédiaire, la Geisha, symbolise l’artiste en tant que lien entre le monde du divin et celui de l’homme.

La Geisha incarne l’équilibre, la sensibilité et la capacité à naviguer entre ces deux dimensions pour les unir.

7. Dimension chamanique de l’artiste

L’artiste agit comme un intermédiaire, permettant l’accès à d’autres dimensions et à des réalités subtiles.

Cette fonction évoque le rôle du chamane, qui relie le visible et l’invisible.

8. Référence scientifique

Inspiration des travaux de Nassim Haramein, physicien démontrant comment une structure finie peut contenir l’infini, une idée traduite visuellement dans la continuité des œuvres.

9. Ordre ontologique et nombre d’or

Toutes les proportions des œuvres sont basées sur le nombre d’or, symbolisant une loi fondamentale d’harmonie universelle.

Cette loi renvoie à la tradition primordiale, reliant toutes les dimensions dans une perfection inhérente.

10. Éther et champs morphogénétiques

Les œuvres évoquent des forces subtiles préexistantes qui se densifient pour donner forme au visible.

Les œuvres

U1 – Untitled 1

Une toile noire, bordée de manière irrégulière et déformée en forme de parallélogramme, symbolise l’évanescence et rejette l’idée d’un cosmos parfait tracé à la règle.

Le fond noir, symbole du divin et de la source commune, est créé principalement avec du Black Musou, une peinture japonaise absorbant plus de 99% de la lumière. Essentiellement mat et lisse, il évoque le monde subtil et immatériel. Pour représenter les forces mobilisées et la densification de la matière conduisant à l’apparition de l’homme, des traces horizontales de noir subtilement rehaussées de rouge et de bleu – évoquant notre spectre visible entre l’infrarouge et l’ultraviolet – sont superposées. Ces couches successives produisent une profondeur vibrante et contrastée.

Un trait rouge, exécuté dans la proportion dorée, traverse la toile. Réalisé à partir de superpositions de rouges de cadmium, il incarne la présence et l’action de l’homme.

Cette œuvre illustre l’idée que la perfection divine et humaine se révèle l’une par rapport à l’autre. Elle appelle à dépasser les divisions entre humanisme et spiritualité, affirmant que ces deux visions opposées sont en réalité complémentaires et interdépendantes.

U2 – Untitled 2

Bords irréguliers et forme définie : Contrairement à U1, les bords restent irréguliers mais présentent un rectangle plus affirmé, symbolisant une ancrage dans la dimension humaine.

Fond rouge : La couleur rouge domine en symbolisant l’énergie, la vitalité et la dimension humaine.

Texture vibrante : Le fond a été élaboré par une succession de techniques combinant travail au couteau et glacis. Les couches de rouges, oranges, jaunes et noirs s’entrelacent pour créer des profondeurs vibrantes et une texture marquée, rendant hommage à la complexité et à la richesse de l’expérience humaine.

Trait noir : Tracé à la proportion dorée, ce trait noir représente la dimension divine, qui soutient et traverse la dimension humaine. La présence subtile et intense du noir suggère une connexion profonde et invisible au divin, tout en laissant entrevoir son mystère.

Vernis brillant : L’œuvre est recouverte d’un vernis brillant, ajoutant éclat et profondeur, et invitant le spectateur à explorer le jeu de la lumière sur les textures et les couleurs.

Concept global : Cette œuvre célèbre à nouveau la perfection réciproque des dimensions humaine et divine, qui se révèlent et s’enrichissent mutuellement.

U3 – Untitled 3

La Geisha, gardienne de la tradition et délicatement empreinte de spiritualité, incarne le rôle de l’artiste comme intermédiaire entre les mondes divin et humain. À la fois ancrée dans la réalité et imprégnée d’une dimension onirique, elle agit comme un pont, reliant le visible et l’invisible.

Contrairement aux deux autres œuvres, la toile de La Geisha n’est pas découpée. Elle est laissée brute, révélant successivement les couches de matériaux : résine, fibre de verre, gesso, puis peinture. Les bords irréguliers restent marqués et définissent nettement le rectangle de l’œuvre, renforçant l’ancrage de cette pièce dans un espace liminal entre deux mondes.

La toile est figurative, représentant le visage d’une geisha en gros plan. Les contours du visage, volontairement absents ou hors cadre, renforcent l’idée qu’il s’agit moins d’un portrait classique que d’un paysage onirique. La Geisha n’est pas seulement une figure humaine ; elle devient un espace de transition, un lieu d’harmonie entre le macrocosme et le microcosme.

Minimaliste dans sa composition, l’œuvre repose sur des contrastes puissants : le visage blanc se fond dans une horizontalité apaisante, tandis que les cheveux, sourcils, yeux et bouche en noir et rouge offrent un jeu de tension et de force. Les bijoux et les fleurs, blancs, viennent ponctuer la scène avec délicatesse.

La Geisha se situe quelque part entre U1 et U2 dans son traitement. Légèrement texturée, elle équilibre la sobriété lisse et mate d’U1 avec la richesse vibrante d’U2. Pour renforcer les contrastes et bien marquer le lien entre ces deux mondes, le blanc est recouvert d’un verni brillant, symbolisant l’éclat et la lumière. En opposition, le noir est traité avec un verni mat, absorbant la lumière et créant une profondeur subtile.

Les couleurs principales — noir, rouge, orangé — restent en continuité avec U1 et U2. Cependant, le blanc fait ici son apparition, ajoutant une dimension nouvelle. Si le noir, en tant que matière physique, symbolise l’addition de toutes les couleurs, le blanc, en termes de longueurs d’ondes lumineuses, représente également cette unité. Ce rappel subtil souligne que ce qui semble opposé ou complémentaire est, à un autre niveau, une seule et même réalité.

Les couleurs, comme dans les autres œuvres, sont travaillées en couches successives pour créer des variations de profondeur, d’éclat et de texture, renforçant ainsi l’idée d’unité entre les dimensions.

III. L'artiste chamanique

Expérimenter les œuvres

Cette série de peintures a été conçue pour inviter le spectateur à entrer dans un état de divergence visuelle. Leur objectif est multiple : ouvrir la voie à un état méditatif aux bienfaits physiologiques, explorer des sensations subtiles, et offrir un tremplin vers l'expérience extatique.

Pour y parvenir, ces œuvres s’appuient sur une symétrie entre la gauche et la droite, des variations subtiles de profondeur dans les couleurs, et, pour certaines, l’ajout d’une ligne horizontale pensée pour guider et ancrer le regard (u1 et u2), ou encore un repère symétrique(U3)

Consignes pour expérimenter les œuvres :

1. Placez-vous à une certaine distance de la toile. Fixez votre regard sur les deux extrémités du trait horizontal, puis rapprochez-vous lentement tout en maintenant le regard fixé sur ces points. Vous pourrez ressentir une tension dans la zone de l’occiput, signe de l’effort de divergence visuelle.

2. Une autre approche consiste à ne pas fixer directement la toile, mais à regarder à travers elle, comme si votre regard se portait un mètre derrière l’œuvre.

3. Enfin, vous pouvez reproduire une expérience similaire en regardant un paysage lointain. Gardez votre regard orienté vers l’horizon, puis placez une main dans votre champ visuel. Vous remarquerez que votre main semble se dédoubler, créant des zones transparentes où elle se mêle au paysage en arrière-plan.

L’idée est d’explorer ce type de regard avec les peintures. Laissez votre attention s’installer, promenez ce regard particulier sur la toile, et laissez l’expérience se dérouler d’elle-même. Une multitude de phénomènes visuels peuvent émerger : des parties sombres qui s’illuminent, d’autres qui s’éteignent, des mouvements subtils qui apparaissent...

Et le reste, c’est à chacun de le découvrir.

La science derrière l’expérience

Ces peintures proposent une expérience sensorielle qui va au-delà du mental, invitant l’observateur à plonger dans un état de présence profonde. Toutefois, pour certaines personnes, un cadre rationnel peut être nécessaire pour comprendre et appréhender ce type d’expérience. C’est pourquoi, afin d’expliquer ce phénomène, voici ce que la science a à nous dire à propos de l'approche par la divergence du regard et de ses effets sur l’esprit et le corps.

L’utilisation d’images ou de peintures destinées à faciliter des états modifiés de conscience repose sur des principes scientifiques solides liés à la manière dont notre cerveau traite la perception visuelle et génère des états méditatifs. En particulier, la divergence du regard — l'élargissement du champ visuel au-delà du point de focalisation — joue un rôle crucial dans la modulation de l'attention et de l'état mental. Ce phénomène est soutenu par des recherches neuroscientifiques qui montrent comment ces pratiques visuelles, similaires à celles des mandalas et des labyrinthes, induisent des changements cérébraux favorisant la relaxation, l’introspection et la méditation profonde.

1. Activation du système parasympathique et relaxation

Le premier principe scientifique derrière l'approche par la divergence du regard repose sur l'activation du système nerveux parasympathique, responsable de la relaxation et de la réduction du stress. Regarder à travers des images qui favorisent une attention plus diffuse et une expansion du champ visuel induit une réponse physiologique qui oppose celle liée à la focalisation étroite, souvent associée à des états de stress ou de vigilance.

Les recherches en neurobiologie ont montré que l'élargissement du champ visuel entraîne une baisse de l'activité du système nerveux sympathique, souvent lié à l'anxiété et à l'alerte. En conséquence, une personne en méditation, utilisant cette méthode visuelle, peut expérimenter un profond état de détente. Cela fait écho à des pratiques comme l'observation de mandalas et de labyrinthes chrétiens, qui sont traditionnellement utilisés pour apaiser l'esprit en focalisant l'attention de manière plus diffuse et intégrative, favorisant ainsi une réponse de relaxation.

2. Divergence du regard et activation du réseau du mode par défaut (DMN)

L'une des découvertes clés des neurosciences modernes est l’existence du réseau du mode par défaut (DMN), une configuration cérébrale activée lorsque l'esprit est dans un état de repos ou d'introspection. Ce réseau est lié à la rêverie, la réflexion sur soi et la conscience de l'instant présent. Lorsqu'une personne regarde une image de manière plus diffuse, sans focaliser son attention sur un seul point, le DMN est activé de manière spécifique, facilitant un état de conscience modifié, souvent associé à des états méditatifs profonds.

Dans les recherches sur la méditation, il a été observé que l’activité du DMN est modifiée lorsqu’on entre dans un état méditatif, ce qui permet de diminuer le flot de pensées automatiques et de favoriser une prise de conscience plus profonde de soi. Cette activation parallèle entre la méditation par divergence du regard et les mandalas est frappante : ces derniers sont utilisés depuis des siècles pour induire une profonde introspection, et des études ont montré que l'observation de ces formes géométriques complexes active des réseaux cérébraux similaires à ceux observés lors de pratiques méditatives. L’effet combiné de ces pratiques visuelles favorise une expérience d'unité et de paix intérieure.

3. Vision périphérique et perception modifiée

L’une des particularités de la divergence du regard est qu'elle sollicite la vision périphérique, une forme de perception visuelle où l'attention n'est pas focalisée sur un seul point, mais se diffuse sur l'ensemble du champ visuel. Cette pratique active des régions profondes du cerveau, comme le colliculus supérieur, impliqué dans la perception spatiale et la coordination de l'attention.

L'activation de la vision périphérique peut réduire l'activité du cortex visuel primaire (V1), permettant au cerveau de se concentrer moins sur les détails visuels et plus sur l'ensemble du paysage ou de l’image observée. Cela ouvre la voie à une expérience sensorielle élargie, facilitant ainsi l'entrée dans des états de relaxation profonde et de concentration méditative. Ces effets sont similaires à ceux observés dans les pratiques avec des mandalas et des labyrinthes chrétiens. Les labyrinthes, en particulier, sont utilisés comme des chemins symboliques menant à une expérience de centration et de méditation intérieure.

4. Couleurs et formes : activation des émotions

Les couleurs et les formes ont un impact direct sur notre état émotionnel. Des recherches en psychologie cognitive ont démontré que des couleurs spécifiques, comme le bleu et le vert, induisent une sensation de calme et de relaxation, tandis que des formes géométriques ou symétriques créent une harmonie visuelle qui facilite la concentration et la méditation.

Les formes géométriques répétitives et symétriques, souvent présentes dans les mandalas et les labyrinthes, sont des éléments visuels qui activent certaines zones du cerveau, responsables de l'émotion et de la perception. L'art de la divergence du regard, utilisant des images ou des motifs similaires, crée un environnement propice à la relaxation et à l'introspection, offrant ainsi une porte d'entrée vers des états de conscience modifiés. L'interaction entre l'art et la neurochimie du cerveau favorise une réponse émotionnelle apaisante, propice à la méditation et à la contemplation spirituelle.

5. Ondes cérébrales et états de conscience modifiés

Une des découvertes les plus fascinantes des neurosciences sur la méditation et les états modifiés de conscience concerne l’activation des ondes cérébrales spécifiques, comme les ondes alpha (8-12 Hz) et thêta (4-8 Hz). Ces ondes sont associées à des états de relaxation, de méditation profonde et de connexion intérieure. Lorsque l'esprit entre dans un état méditatif, souvent facilité par des pratiques visuelles comme la divergence du regard, les ondes cérébrales changent, avec une dominance des rythmes alpha et thêta. Ces ondes sont également souvent observées chez les méditants et les personnes engagées dans des pratiques contemplatives profondes.

La divergence du regard, comme observée dans des peintures spécialement conçues à cet effet, peut donc induire une transition vers ces états cérébraux modifiés. En parallèle, les mandalas et les labyrinthes, avec leurs motifs géométriques et leur capacité à diriger l'attention d'une manière fluide et immersive, favorisent également la production de ces ondes cérébrales, amenant l'observateur dans un état méditatif similaire.

6. Les labyrinthes chrétiens : une pratique méditative ancienne

Les labyrinthes chrétiens, souvent dessinés sur les sols des cathédrales, offrent un exemple supplémentaire de motifs visuels utilisés pour induire des états de méditation. Ces labyrinthes, qui ne sont pas des puzzles à résoudre mais des chemins à suivre, symbolisent le voyage spirituel vers le centre, un lieu de paix intérieure et de rencontre avec le divin. L’acte de marcher lentement à travers le labyrinthe permet de se concentrer sur l’instant présent, tout en facilitant un état méditatif profond.

Les labyrinthes peuvent être vus comme des métaphores visuelles de la quête spirituelle. En se concentrant sur le chemin à suivre, les individus sont invités à lâcher prise sur les préoccupations extérieures et à se concentrer sur leur propre cheminement intérieur. Comme les mandalas, ces motifs géométriques favorisent l’activation de zones cérébrales associées à la relaxation et à l’introspection, créant ainsi un état propice à la méditation et à la contemplation spirituelle.

7. Motifs dans d’autres traditions : un usage universel

À travers différentes cultures et traditions spirituelles, de nombreux motifs visuels ont été utilisés pour guider l’esprit vers des états modifiés de conscience. En plus des mandalas et des labyrinthes, on peut citer :

Les spirales, souvent présentes dans les cultures celtiques et dans les rituels chamaniques, symbolisent l’évolution, la croissance spirituelle et l’unité. L’observation d’une spirale peut aider à induire une trance ou un état méditatif.

Les motifs fractals, utilisés dans diverses traditions spirituelles modernes, favorisent la relaxation en raison de leur nature auto-similaire. Ces motifs sont naturellement apaisants pour le cerveau et peuvent induire des états de calme et d’ouverture mentale.

Les rosaces, observées dans l’architecture gothique, sont aussi utilisées pour focaliser l’attention et faciliter la méditation, semblable aux mandalas, en guidant l’esprit vers un état de contemplation.

Conclusion : L'Art comme Catalyseur de l'État Méditatif

En combinant les connaissances neuroscientifiques avec des pratiques artistiques comme les peintures, les mandalas et les labyrinthes, nous pouvons comprendre pourquoi de telles approches visuelles favorisent l'entrée dans des états modifiés de conscience. Les peintures créées pour faciliter la divergence du regard exploitent les principes de relaxation du système parasympathique, l'activation du DMN, la stimulation de la vision périphérique et des réseaux cérébraux profonds. Ces principes sont déjà largement utilisés dans des traditions comme celle des mandalas et des labyrinthes, qui ont une longue histoire d’utilisation pour guider les méditants vers un état de paix intérieure .

Ainsi, en s’appuyant sur la science moderne, on peut comprendre et apprécier comment de simples motifs visuels, conçus pour élargir et déstabiliser la perception, peuvent ouvrir des portes vers une conscience plus expansive et plus profonde.